Lundi
pas sortie
confinement volontaire
sortir pour quoi faire
ni toile ni troquet ni forêt ni mer
dirait-on pas
que je vis au pays de Sastagne

Unagi, Imamura Shohei
Lundi
pas sortie
confinement volontaire
sortir pour quoi faire
ni toile ni troquet ni forêt ni mer
dirait-on pas
que je vis au pays de Sastagne

Unagi, Imamura Shohei
Vrai, je ne traîne plus mes guêtres au turbin comme avant. Il y a de bon côtés. Côté jardin – un jardin de poche mais quand même. Côté chat – on joue plus à cache-cache qu’avant et c’est plus drôle. N’empêche qu’à la fin de la journée télé-travaillée, j’ai envie de faire comme elle.

La chamade
Bon anniversaire, Ryotaro

photogramme de Ryotaro dans Jellyfish
musique Takero Ogata, album Texture (2001)
(si le déroulement audio ne s’affiche pas, cliquer sur « audio » ou « listen »)
Je me souviens de mon émotion en apprenant au siècle dernier que Mitja était un petit nom pour Dmitri.
Dans ses mémoires, Anna Grigorievna Dostoïevskaïa évoque sa rencontre avec Fédor Mikhaïlovitch. Au bout de 15 pages, elle l’appelle Fédia.
Deux pages plus loin, il l’appelle Ania.

Allons bon, mon idole
ne trouve pas ça si drôle ?

Fabio Viscogliosi : Dicembre
(si le déroulement audio ne s’affiche pas , cliquer sur « audio » ou « listen »)
Et s’il n’existait au fond qu’un seul livre, invisible au quotidien, dont les pages ne s’ouvriraient à nous que de temps à autre, pour nous délivrer un message en douce :
Là-bas, le chirurgien n’opère pas avec un scalpel mais des ciseaux avec lesquels il coupe les fils invisibles qui enchaînent le malade à sa maladie.
J’aimerais retrouver cette page du livre invisible.
Ou refaire ce rêve.

Ma psy me dit qu’elle ne me serrera pas la main, pour les raisons que nous connaissons.
– Mais je peux vous embrasser quand même ? ne lui dis-je pas, in extremis.
