soleils

 

Une aube affaiblie

berce de doux chants

mon cœur qui s’oublie

aux soleils couchants

Verlaine

 

 

 

Accompagnée par

un chœur angélique

Alice éclata

de rire aussitôt

Allez, on va faire

une exposition

avec trois photos

de Rudolf Noureev

Ça ne me fait pas

rigoler du tout

c’est ce que vous autres

appelez l’enfer

***

 

C’est l’occasion de

rencontrer du monde

c’est surtout pour se

changer les idées

Définir jusqu’à

sa propre personne

de l’alcoolisme et

de l’acédie, certes

des activités

principalement

De toute façon,

ce n’est qu’un ballet

***

 

Deux photos montraient

un homme assez mince

dressé comme un phare

au bord du canal

Elle aurait alors

un très joli rire

en maltraitant un

filtre de craven

Entrez maintenant

dans ce scénario

***

Et puis, peu à peu,

cela se dégrade

Expression fermée,

peut-être craintive

Il me semble que

j’oublie quelque chose

il y a le trou.

Il y eut le trou

J’ai l’impression

de m’être perdue

je crois que c’est tout,

qu’est-ce que j’oublie

***

 

Je crois que je suis

un peu fatiguée

je n’ai pas beaucoup

d’imagination

 

Je ne bouge pas.

C’est le calme, ici

 

Je sais bien qu’on va

me couper cabèche

je vais constituer

un petit dossier

 

– je vais me tirer,

bon Dieu, je me tire

 

Juste du rythme et

de l’arrangement

la pluie quelquefois

produit cet effet

 

Le mauvais coton

de la dépression

 

Les choses joueraient

librement entre elles

les démonter comme

des petites montres

 

les idées puis les

absences d’idées

 

***

 

Mais ce n’est pas vrai

comme ça dérape

Plus personne n’a

de sens artistique

Se faire exploser

le champ de conscience

si parfait en tant

qu’inachèvement

sous forme de gong,

puis de clapotis

vivant dans un corps

qui ne répond plus

Voici comment nous

allons nous y prendre

***

Vous avez le monde

qui vient de s’asseoir

affreusement et

simultanément

 

Au fond de son box

comme dans un club

Béliard flemmardait

en sous-vêtements

 

bien élevé mais

bien peu distrayant

Boris avait mis

la table pour quatre

ça, évidemment

c’est tout le problème

 

Carole prenait

des photos de mode

cela ne pouvait

qu’être respecté

Cela se passait

une fois par mois

cendre de cigare

et poudre de riz

***

C’est bien, dit Veber,

on va être bien

C’est ça, plaignez-vous,

fit le colonel

 

Chopin paraissait

calme jusqu’ici

Comment allez-vous ?

demande Zogheb

comme un oiseau sur

un fil électrique

***

Dans une bergère

près de la fenêtre

des textes de Freud

en édition pop

***

 

En habit noir et

stupéfiant gilet

en peu de temps Pons

devint le duc Pons

 

Il avait fallu

beaucoup batailler

il ne paraissait

jamais au palais

 

Le corps enfoui dans

le fauteuil profond

le cou oblique et

les mains dans le dos

 

Mais n’oublions pas

qu’il n’est qu’un fantôme

***

Meyer aime autant

perdre connaissance

n’étant pas riche et

toujours obligé

On avait déjà

pas mal dépensé

on ne prévient pas.

On ne pense pas

 

On peut manger plein

de petites choses

or on sait que tout

est bon dans le phoque

 

ou sur les tableaux

de Joseph Vernet

 

****

Paul partit quand même

après vingt minutes

presque en même temps

que Wittgenstein qui

 

recyclé dans le

paramilitaire

regard immobile

et soies hérissées

s’agace de tout,

ne parle qu’à peine

sans décliner sa

propre identité

Sa vie quotidienne

est trop fastidieuse

 

Savoir que c’était

le plus dur des trois

ses larmes salaient

déjà son thé froid

 

Solitude au fond

de sa veste rouge

souvent imitée,

jamais égalée

***

 

Tout ira par deux

toujours plus ou moins

tout le monde ayant

un peu mal aux yeux

Tristesse de Paul,

tristesse de l’homme

trop propre et trop froid

pour être habité

 

Un Antiquity

sur glace à la main

un concerto pour

la main qui lui reste

Un dimanche sans

l’alibi du rien

***

Un petit balcon

par-dessus le vide

voilà qui maintient

votre vigilance

Abel éprouva

un affolement

alors qu’on dînait

de pieuvre au riz

Aspirez, soufflez,

aspirez, soufflez

aucune menace,

aucun ennemi

 

Bref tout est fermé

de tous les côtés

c’est toujours un peu

le même schéma

 

C’est tout à fait clair,

tout ira par deux

dans l’ordre prévu

par la partition

***

 

Dans une légère

odeur de cachou

dont l’eau de Javel

n’avait pas raison

 

Elle ressemblait

à Dorothy Gish

en se maintenant

les reins d’une main

 

J’ai connu Javel,

j’ai bien connu Pons

les bows-windows, les

jardins suspendus

 

le soleil et les

tropiques, tout ça

l’étourdissement

des zones rurales

 

N’empêche qu’elle est

drôlement foutue

on lui passait le

sel sans un regard

 

***

Pons examina

l’espace alentour

 

potage soubise

en tube au dîner

pour signifier que

l’on s’en tiendrait là

Quand il n’était qu’un

malfaiteur léger

qui entreprend de

couper le client

 

sans manifester

le moindre bonheur

sans même y penser

naturellement

 

C’est ça, crie Ravel,

voilà les ragots

c’est un procédé

tellement banal

Chalumeau vengeur

même par temps frais

***

Chopin se tint là

un petit quart d’heure

coincé, décoincé,

coincé, décoincé

 

Comme s’il voulait

réviser le film,

consacra beaucoup

de temps aux photos

 

de la taille d’un

savon de Marseille

De son point de vue,

ça n’était pas mal

 

De toute façon

il y a le flash

 

***

 

Également tout

comme au cinéma

en tenue de groom

rouge flambant neuve

 

et certain que tout

ça ne sert à rien

Fred poussa la porte,

entra dans la chambre

 

grouper les bagages

en pyramidion

 

Homme astigmate et

polytechnicien,

il est surtout là

pour faire joli

 

il renonce donc

et reste debout

il veut retrouver

des amis à lui

 

Il voulut savoir

ce qu’on en pensait :

– Je fais mon métier,

rappela Béliard

 

Je suis désolé,

répéta Félix

Je vais vous laisser,

aurait dit Lucie

 

– Je vous attendais,

prétend Salvador

 

Je vous dis de ne

pas vous inquiéter

 

Je vous trouve idiot

aujourd’hui, Ripert

Je vous trouverai

un autre puzzle

***

 

L’air plutôt sale et

détachée du monde

la planète avait

l’air à l’abandon

 

L’eau claire était tout

de suite profonde

le soleil était

une étoile morte

 

l’espace alentour :

vierge de témoin

les scies mécaniques

sanglotent au loin

 

Le tout sur un fond

plutôt pâlichon

A part ça, je crois

que je ne vois rien

***

 

Arbogast aimait

bien les romantiques

avec un petit

découragement

 

Ces types se paient

des filles si chères

comme des rois de

cartes à jouer

 

dans le même état

de sidération

***

 

Fabre était un peu

plus disert que Paul

grignoté par le

découragement

 

Il avait vraiment

voulu s’engager

il est mort avant

la fin de l’histoire

 

– Il ne faudrait pas

trop les rencontrer

Ils m’ont bousillé

trois installations

ils n’étaient plus là.

Ils ne sont plus là.

***

 

Ils nettoient tout pour

un oui pour un non

ils sont souriants

et rasés de près

 

Il y a toujours

de quoi s’occuper

je leur souriais

de tout mon émail

Je ne crois pas que

vous vous connaissiez

La tête fantôme,

une nouveauté

Mais nous savons bien

comme elle est fragile

Monsieur Parisy

n’aimerait pas trop

***

 

Morceau de gruyère

et fruit de saison

ne pouvaient s’entendre

avec leur reflet

Non mais tu as vu

la mine que j’ai

On va prendre l’air,

tu vas respirer

 

Pas brillant brillant

tu peux t’essuyer

quand il n’y a plus

personne en cuisine

 

 ***

Quelques mois plus tôt

chez Félix mort

qui ne s’aperçoit

de rien ou fait comme

Roger Groin était

un gentil garçon

s’empêtrant un peu

dans ses mouvements

Son meilleur ami

à lui Burt Reynolds

sourit d’un air dur

tout en bricolant

 

sous un soleil qui

ne plaisantait plus

Suzy proposa

de faire du thé

temps suffisant pour

qu’ils sympathisassent

The Night Is Young And

You’re So Beautiful

 

***

 

Tournant un moment

dans l’appartement

tout cela s’en fut

en un rien de temps

 

Trouver quelque amant

moins indélicat

un autre Piper,

Apache et bleu ciel

 

une quoi ? fit Gloire.

Une sysygie

un hôtel correct

où passer le temps

un souvenir clair,

bleu-gris, noir et blanc

 

***

Un tic agita

les traits de Vito

Venez donc ici

que je vous présente

 

vêtu d’une toge,

coiffé d’une toque

– Vous ne bougez pas,

vous ne faites rien

Vous ne voulez pas

boire quelque chose

avant de remplir

les déclarations

avec la photo

d’un petit garçon

 

Cette opération

lui prend plus d’une heure

 

Eh bien je crois que

je vous ai tout dit

***

 

Et c’est chaque jour

le même dialogue

 

Et dans le fumoir

étaient exposées

les nymphes couchées

dans un lit de sciure

 

L’image est très sombre,

il doit faire nuit

sur l’oreiller des

choses accomplies

Un autre problème :

applaudir ou pas

 

***

Un nuage de

contrariété

un peu de mal à

dessiner les mots

 

Vous commencez par

un quart au coucher

vous pouvez très vite

en trouver plein d’autres

Ça ne devrait pas

poser de problèmes

d’abandonner l’eau

tiède et savonneuse

dans le sac et puis

tu fermes le sac

Faut pas faire ça,

dit le policier

 

***

 

Le grand type sombre

sourit d’un air dur

le 43

s’était réveillé

 

lui coupant le souffle

en le décoiffant

– Maintenant je sais

où il est, l’argent

mais prenant soin de

n’en laisser rien voir

ne prendre aucun risque

de passer pour un.

***

 

On devait rouler

sur une autoroute

on fait une halte

à Arcachon où

 

on ne manquait pas

de liquidités

on ne pourrait pas

s’en sortir sinon

– On s’en est tiré,

tu en as de bonnes

Phrase ressassée,

chose sans espoir

qui permettra de

tout faire sauter

roi fou, reine ivre ou

cheval emballé

***

 

Saisissant enfin

le rôle de Pons

sans doute un chasseur

donna la réponse

 

témoigna Bernie

les yeux grand ouverts

tendance gris-clair

très silencieux

Très tard après la

tournée des dancings

un appartement

lui est réservé

 

un canapé dur

et désespéré

un dressing un peu

grand pour un dressing

 

Une solution :

appeler Zogheb

***

 

Un haut regard qui

n’encourageait pas

un mauvais sourire

en montrant ses dents

 

un mégot rivé

dans sa commissure

un peu distordue,

approximative

 

Assez chic dans sa

simplicité même

ce que j’ai sur moi,

je n’ai plus que ça

C’était Bernie qui

l’avait reconnu

 

Ce truc jaune que

je n’ai jamais vu

changea de couleur

et de consistance

 

comme un moteur de

réfrigérateur

contenant cinq mille

hectolitres d’eau

 

***

Dans le souci de

ne pas égarer

de chats drogués au

kangourou haché

de laboratoire

en laboratoire

il fait le mort et

ne salue personne

Il va chaque jour

marcher longuement

jusqu’à la Maison

de la Radio

 

***

 

Le savant ruiné

n’avait rien à dire

les brosses fuiraient

devant les cheveux

 

le sommeil étant

inenvisageable

 

prendre un bon bain chaud

au lait de sapin

qu’aromatisaient,

semble-t-il, des herbes

Sans même savoir

comment s’habiller

Supin très ému

déclara d’abord

abandonner l’eau

tiède et savonneuse

 ***

 

Beaucoup de yaourts

et de pommes chips

Ça ne me dit rien.

C’est ce qu’elle a dit

Contact impossible

j’ai tout essayé

dans la stupeur ou

la tonitruence

 

Elle se retire

en traînant les pieds

en crachotant un

petit fragment dur

identifié comme

un signe de joie

***

Il faut donc partir

avec Marguerite

– Il va de soi que

vous serez payé

Je pensais bien que

ça vous parlerait

On se dit bonjour,

enchanté de vous

On va regarder

les informations

pour un moment que

d’avance on sait bref

puis elle entrouvrit

une paupière

que Ravel connaît

sur le bout des doigts

 ***

 

Sous le ciel obscur,

sous les lampadaires

sur ses vêtements,

dans ses vêtements

sur une paillasse

de laboratoire

Titov n’avait pas

supporté le rat

 

Toon n’est rien, dit Bob,

c’est Van Os qui compte

Tout ça va partir

en vol habité

 

Ils seront jugés

sur poids et aspect

ils survoleront

les restes de l’arche

 

la pyramide et

son pyramidion

***

Le téléfilm est

un art comme un autre

l’un tout de suite et

l’autre peu après

 

Pousser dans le dos

les gens dans le vide

prêts à satisfaire

n’importe quel goût

 

prêts à sauter au

premier cou venu

sonner le glas du

cinéma muet

 

Vous vous souvenez,

le grand Martinov

 

***

Elle est très jolie,

la station Passy

elle n’a pas fait

le ménage à fond

en attendant que

le feu passe au vert

et sur l’autre rive,

il pleuvait encore

***

Faire le ménage,

apporter du thé

fondamental comme

un souffle sans fin

 

Il n’y croyait plus

trop pour le moment

il pouvait s’agir

de bouillon de poule

 

Meyer finit par

couper la radio

Or cela s’est vu.

 

Il ne le sait pas

que c’est maintenant

qu’il va y passer

 

***

 

Rien ne s’évoqua

sous l’ampoule nue

sous forme de crabe

la peur annoncée

 

– Tu aimes ça, toi,

fit Toon d’une voix

 

Un rayon sceptique

entra dans la chambre

Au bout d’un moment

vous diriez du sang

***

 

Ce n’était plus la

loge de Carla

cent mille fois mieux

que La Madelon

 

C’est l’occasion de

rencontrer du monde

de la peinture et

de l’huile en fusion

– Des fusils d’assaut

hésita le duc

et petit public

sur invitation

 

Le duc les mangeait

sans les regarder

le pain d’épice et

le vieux saucisson

***

 

Le téléphone a

pu sonner deux fois

– Mais qu’est-ce qu’il veut,

réitéra Luce

 

On ne sait pas qui

c’est, au fond, ce type

pas assez petit

pour être petit

 

quoique ça ne lui

allait pas si mal

 

Il s’exprimait comme

il se nourrissait

la mastication

n’était qu’horlogère

 

Le téléphone a

pu sonner deux fois

– Mais qu’est-ce qu’il veut,

réitéra Luce

***

Meyer à son tour

traversa la place

on n’empêchera

jamais que ça tremble

 

Oui, c’est son corps qui

n’a pas l’air de suivre

un œil fermé par

le fil de fumée

 

bref il joue mal mais

enfin bon, il joue

 

C’est ainsi qu’un jour

on avait pu voir

le procès de sa

cicatrisation

 

***

Meyer vit Zippo

suivi d’Opinel

naître dans son corps

sous forme de crabe

 

on veut supposer

que ça va passer

peut-être cela

dura-t-il un mois

Tu sais ce que c’est,

on ne prévient pas

 

Mais, ressaisi par

la mélancolie

Michèle Morgan

et Grace Kelly

on ne savait plus

quoi faire avec lui

 

 ***

On processionna

vers la fosse étroite

on se demandait

ce qu’on allait faire

 

On se séparait

une rue avant

– Parce que c’est une

idée à la con

 

Qu’une solution :

appeler Zogheb

ravi que son nom

fût une anagramme

***

Revenir du large

où il s’est risqué

sans rien sur quoi on

puisse un peu compter

 

absolument tout

jusqu’à l’avant-veille

ainsi que le film,

éventuellement

 

à jamais perdus

comme des fumées

 

Combien pénible est

l’enquête infructueuse

elle était menée

par un homme seul

 

Il revient poser

les mêmes questions

Vous vous souvenez

quand même de Jeff

***

L’aveugle se doit

d’être un peu muet

le handicapé

a droit à l’amour

 

Mais pour le moment,

il ne voit personne

ni le tien du mien,

ni le sien du reste

 

Pas le moindre objet

dur, aigu, coupant

son sac de voyage

était presque vide

 

alors que le train

part dans un quart d’heure

c’est encore là

qu’on vous voit le moins

La lumière entrait

affectueusement

la renvoyer à

son obscurité

 

Le ciel pur contient

un soleil glacé

magnificat dans

les rétroviseurs

***

Eh bien je prendrais

bien un arc-en-ciel

Elle en met du temps.

Elle est bien gentille

mais elle passait

peu de temps au bar

 

Murs blêmes et vides

ampoule au plafond

ordinairement

blanc dans la journée

Perla Pommeck et

Rodion Ratheneau

une heure plus tard,

je les attendais

***

On trouve la Seine

qu’on suit par les quais

ou peut-être même

au fond qu’elle est morte

 

Puis traversant tout

le département

ce sont les geais qui

ne vont pas très fort

 

mus par un instinct

d’ingénieur du son

 

– Paul les ramassait

et les regardait

plutôt abrutis,

cernés, ballonnés

près d’un bungalow

pour une personne

puis descendant les

marches d’un palais

 

Sitôt le matin,

les bois seraient vides

de tout et sans doute

pas seulement l’air

 

***

 

Le miroir était

redevenu vierge

miroir portatif

et l’on prit deux tanches

 

On trouve toujours

de quoi s’occuper

 

La salle de bains

était presque trop

mais la chambre était

un pur scandale. Ah !

 

Mais regarde-moi,

tu n’as pas l’air bien

et tu as vendu

derrière mon dos

pour acquérir de

quoi faire un gâteau

 

Il faut m’appeler

quand ça ne va pas

Mais ça ne va pas,

dit-il froidement

 

 ***

 

Non loin du hangar,

dans un bar-tabac

plus précisément

Sweet and lovely

 

Viande préparée

façon sanglier

C’est assez bref et

c’est bientôt fini

***

C’est le dernier jour

de sa filature

comme il est habile,

comme il est malin

 

De tout son ivoire

et tout son émail

elle reposait

sur un matelas

elle se trouvait

alors allongée

Je ne sais pas si

ce n’est pas un peu

Je veux dire que

je n’exerce plus

 

Jusqu’à Toulouse il

conduit sur des œufs

 

 ***

Ou Julie London

dans un autre genre

 

pour que tu arrêtes

de faire le con

à la galerie

avec l’expert qui

 

Mais je crois surtout,

Je te le rappelle

un peu de monde entre

et sort de ces bouches

 

cette chaleur s’est

transformée en froid

Et puis ne sois pas

grossier comme ça

***

Félix qui avait

l’air en pleine forme

– Je piétine un peu

sur les grandes blondes

 

Pour changer un peu

vous lui proposez

un tailleur en aile

de ptérodactyle

 

Il perdait du temps.

Il s’impatienta

– Mais je peux très bien

m’occuper de ça

Mais protège-toi

un peu, toi aussi

 

On ne savait plus

quoi lui faire faire

pour éviter que

ce vêtement poche

***

Puis Burt lui-même

devint de la neige

puis de l’aspirine

à l’écran total

 

avant que ne lui

poussât l’œil frontal

était devenu

deux roses des sables

 

 

Puis Gazol s’en fut.

Charles se rassit

Rien de surprenant,

fit Benedetti

 

Victoire faillit

lui raconter tout

 

vomir tout le temps

dessus, Molino

bien que l’eau parût

plutôt un liquide

 

Bref, elle est cinglée,

conclut Boccara

de son clapotis

nul dans le fracas

 

d’une autre officine

Xerox-télex-fax

***

La rame arriva,

Max monta dedans

Baumgartner préfère

s’asseoir sur un stra

dont Ferrer choisit

l’étage inférieur

 

Il y grille encore

deux ou trois Gauloises

Mais je croyais que

tu ne fumais plus

On ne pourrait pas

s’approcher un peu ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s