dérailler

« Falada, comme tu es cloué là »

 

N’aurais jamais pu être un personnage de Grimm. Et d’un, je n’aurais jamais su confectionner la panade que le roi aimait tant. Et de deux, j’aurais oublié l’œuf à jeter en cas de danger, la onzième gaule à couper, le coffret d’or, etc. Je ne me serais jamais souvenue du crapaud qui empêchait la fontaine de couler, de la souris suçant la racine d’un arbre qui depuis ne pouvait plus donner ses pommes d’or…

Et au nom du ciel comment accepter qu’on coupe la tête de mon cheval, Falada, et qu’on la cloue à une porte ?

N’y pensons plus, perdu d’avance, je te dis.

 

élans

 

  

Regarde !

Regarder quoi ?

Le plan, je crois qu’il y a un plan

Un quoi ?

Un plan, quoi ! Suffit d’ouvrir un peu les yeux !

Tout ne vient pas par hasard, il doit y avoir un plan, je te dis !

Mais de quoi parles-tu ?

Y’a pas de plan, y’en a jamais eu

Allez, calme-toi… Retourne te coucher…

 

 

gangs de chats

 

Une chose unique, un biset isolé, et là il faudrait une bouée oubliée pour faire trois et c’est moi. Pas forcément en mauvais état, ne rien exagérer. Et c’est moi. Mais ça ne marche pas à tous les coups, avec un gant, une chaussure, un jumeau esseulés, ça ne marche pas du tout.

Alors qu’une volée de goélands, ça n’a rien de commun,  une boîte d’allumettes, un parterre de  fleurs – et là il faudrait préciser lesquelles mais je les connais mal – bref des galets et des carnets de timbres, des forêts de mélèzes et des gangs de chats, c’est les autres.

Des cintres, c’est les autres mais un cintre croisé par hasard, c’est moi, voilà. Tu vois ? (et encore, j’abrège)