journal

carpe metrom

 

Parfois, le métro, c’est tout le contraire de la danse – mais pas toujours, pas toujours. Pas toujours et parfois il arrive que, se levant matin, on se surprenne à cueillir ses ptits carpe diem souterrains. Tiens, hier : une belle dame avec une frange courte, très classe, très bien ; un tout jeune garçon tenant un carton à dessin, l’air d’y tenir ; des voyageurs un brin las, souriant quand même.

 

une vie de chien

 

Le poids de la vie pour certains. Je leur dois bien ça. Sans un regard pour leur maître, je souris aux chiens que je croise dans la rue, quelles que soient leur bobine, leur dégaine. Il arrive que l’un ou l’autre se retourne sur mon passage, pour vérifier qu’il n’a pas rêvé.

fata morgana syndrome

 

Et s’il y avait dans la vie un moment où l’on puisse tout recommencer. On va mourir et puis non, on se retrouve à un point crucial  de ton existence qui te dit vas-y, think again. Me demande un peu où je me retrouverais. Le jour où je suis partie pour le Japon, la nuit où je suis revenue, les deux mon capitaine ?

La merveille de Fata Morgana de William Kotzwinkle, c’est que le détective, revenu aux lieu et heure où il a la possibilité de changer d’avis, suit exactement le chemin qu’il avait emprunté la première (?) fois. Respect.

 

epouvantail

dans les arbres

 

Certes, on voit beaucoup de choses dans les nuages. Ne dirai jamais le contraire. Mais il ne faudrait peut-être pas oublier les arbres non plus. Et les arbres, hein, dans tout ça. Avec les nuages, le problème, c’est que ça change tout le temps. Dans mes arbres, ça dure et il y a :

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un cœur puisque c’est tout de même la clef

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une figure avec perruque bouclée impeccablement,

j’y ai mis le temps mais je t’ai reconnu, va, le vicomte de Bragelonne

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et puis un masque, un masque vengeur

 

Je vous écris d’une place sûre. Je ne risque plus rien – ou presque. On coupe les arbres le 3 juin. Un mois jour pour jour. Nice try, mon vengeur masqué.

ma main à couper

 

Imagine. Tu rencontres quelqu’un. Tu te dis tiens. Ça te coupe un peu l’appétit, classique. Puis tu te sermonnes Allez, on va quand même s’acheter un ptit truc à mélanger avec du tofu pour la rude journée à venir. Ça commence presque à ressembler à quelque chose en cuisant tout doux, ça donnerait bien envie d’inviter quelqu’un à déjeuner un de ces quatre, ça va mieux soudain. Et tandis que tu fatigues les aliments dans la poêle, ça tombe d’un seul coup sur toi. Et s’il était végétarien.