Dans le train qui me ramenait de Coutances, déjà, un garçon travaillait avec un gros dictionnaire posé sur sa tablette. Qu’essaie-t-on de me dire… Papier pas mort ?
Dans le train qui me ramenait de Coutances, déjà, un garçon travaillait avec un gros dictionnaire posé sur sa tablette. Qu’essaie-t-on de me dire… Papier pas mort ?








En échange de la modicité du prix de l’avion, nous n’avions pas droit à la soute. Et notre trousse de toilette devait être translucide. Et tout à l’avenant. Ça m’ennuya fort au départ. Or, tant qu’il restera quelques gouttes de lotion dans les flacons lilliputiens, n’y suis-je pas encore un ti-peu, dans l’Alfama…

Certes, il y a des indices. Rater une marche et tomber devant l’abribus, avoir envie de tout annuler tout à trac, ne pas supporter le moindre contact avec le sac à dos d’un usager du métro, fût-ce une belle étrangère. Mais il y a un truc qui ne trompe pas. Être happé à la devanture d’une pharmacie par le spectacle d’une paire de charentaises et soupirer, Comme on doit être bien là-dedans !


Parfois je te perds

sois plus précise dans tes élans

tu es allée à Lisbonne, bon

enfin, c’est ce que tu dis

je veux bien te croire

mais c’est un peu difficile à comprendre

qu’est-ce qui t’a vraiment plu là-bas ?
J’ai vécu rua do Laranjal, dans le quartier d’Ajuda à Lisbonne. Nous aurions aimé nous installer à Lisbonne. On a toujours l’espoir qu’on mènera une vie différente en s’installant loin de chez soi. Ne pas mener la vie que l’on attendait de moi aura été a posteriori une constante inconsciente dans nombre de mes choix. J’ai souvent l’impression d’avoir développé un certain talent dans l’art de décevoir, talent dont je me suis accommodé et dont j’apprécie même les saveurs sures. Lisbonne, on n’a pas pu, ou pas su. Par ailleurs, la Calçada d’Ajuda, où nous avons logé récemment lors d’un séjour de vacances, est en pleine phase de gentryfication et nous pouvons nous dire que nous n’y sommes pour rien.
Philippe Guerry, Je ne suis pas un robot


– C’est bien joli tout ça mais il me semble que tu oublies quelque chose

– Oh, une toute petite chose…

– Trois fois rien… un air de fête, quoi

– C’est vrai, ça, il y avait quand même comme un air de fête

– VOILÀÀÀ ! Un air de FÊÊÊTE, je n’aurais su mieux dire !

– Nous non plus,
alors, tu nous montres un peu ?

Vous avez raison, vous avez TOUS raison : il y a eu ÇA !!!

Ben quoi, qu’est-ce que j’ai dit encore ?