journal

santé, Souley

Pour te faire rire, où que tu sois.

Alors que je rédigeais hier des lettres administratives – il faut de la constance, believe me – devant une série lambda sur l’ordi, un personnage dit : « Bonne question » et au même moment, une voix dans mon smartphone répète : « Bonne question ».

Si c’est pas creepy…

 

 

 

Le 31 décembre 1999, tout le monde craignait le bug de l’an 2000. Je crois bien me souvenir que les billets d’avion étaient donnés. C’était mon premier hiver à Kyoto. Il allait neiger toute la nuit. Je n’étais pas seule à la maison, Lalou était là. Ce soir idem, Lalou chérie est partie mais Odette me tient compagnie, Dis donc, quand est-ce qu’on mange ? T’inquiète, c’est prévu.

De mon côté, j’ai des petits carnets du Cameroun à mettre au propre. Mes résolutions.

Bonne année, les zamis !

 

 

Les fidèles se rappelleront ce mini-film de l’hiver 2005

 

Dark Daniel

 

Cette chanson a ponctué mes réveils des dernières semaines, accompagnée de Combien de battements ou Des idiots comme moi, ou encore Ita Bella, sans parler de La folle complainte de Trénet…

Que des chansons douces ou désolées. Pour passer ensuite une bien belle Mauvaise journée !

 

 

Daniel Darc et Laurent Marimbert : Morning Glory in Chapelle Sixteen

 

 

(si le déroulement audio ne s’affiche pas, cliquer sur « audio » ou « listen »)

 

 

hier

 

– Tu me croiras jamais…

– Quoi ?

– Hier, j’ai pas eu cours à cause des manifestations qui passaient dans le quartier. Je l’ai appris dans le bus qui m’amenait à l’école !

– Nan !

– Si ! Toute la journée de libre, mon vieux !

– Et qu’est-ce que tu as fait ?

– Ben… j’ai fait mon lit…

clef de fa

 

Un rien tiguée ces derniers temps

J’annule tout, docteur, c’est normal ?

Me feriez-vous la veur d’un conseil ami ?

– Tal, c’est la saison… ut pas s’en ire, m’a-t-elle répondu,

un rien raude

vitamine D, manque de vitamine D chez chacun chez chacune

total : z’allez m’ire une cure

 

Loin d’en être natique,

j’entrevois

je dors dur

et prends cette D vitamine

milière mais loin d’être ma vorite

 

Moi, je préfère la rigoule

moins rouche et plus goûteuse

mais j’obéissons

 

et voilà-ti pas

que la tigue s’en va ?

 

pierres tiguées (à qui la ute ?)

ma cruelle

 

Du jardin elle me rapporte triomphale deux boas – couleur lapin, un rien râpés, tombés d’on ne sait où – une motte de terre, un nounours nain, un escargot…

Ma chasseresse.

 

 

Ça caille sec

 

GEL

 

Dans la rue, nous sommes début décembre,

je croise des gens qui ont l’air frigorifiés

et je me demande comment ils feront

si demain ou après-demain il fait moins dix.

 

Et comment font les canards sur les étangs

quand l’eau passe de l’état liquide à l’état solide,

et les poules d’eau au bord des ruisseaux ?

 

Oh ! comme cela peut être blanc et beau

les cristaux de gel sur les branches des arbres !

 

Je regarde de nouveau les gens frigorifiés

mais éparpillés dans la perspective du boulevard

comme si soudain je les voyais tous figés

dans une peinture accrochée au mur d’un musée.

Heureusement, me dis-je, que l’air ne gèle pas.

 

Jacques Lèbre, AIR, ©le phare du cousseix, 2019