Lisbonne

la lune

 

À partir du moment où à sa demande je lui donne une cigarette, le voilà intarissable. Me propose de la marijuana en portugais dans le texte, de la coke en parlant toujours plus vite, je ne peux qu’imaginer une escalade de promesses de plus en plus exquises. Une visite du Lisbonne secret by night, un rendez-vous avec Wilfried*, une chouette rien qu’à moi ? Plus fort encore ? Attends, un verre avec Pessoa, ici, maintenant ?

Les gens sont formidables.

 

img_0873

Monsieur Personne

 

Dire qu’il aura fallu que je vinsse à Lisbonne pour comprendre que Fernando Pessoa s’appelle Fernand Personne (comme une personne, enfant ou adulte).

 

solo

 

Dans les années 80, j’avais appris par cœur le début d’un long poème personnien.

 

Je ne suis rien.

Je ne serai jamais rien.

Je ne peux vouloir être rien.

À part ça, je porte en moi tous les rêves du monde.

~

sourire

Fernando Pessoa, Bureau de tabac (Tabacaria), trad. Rémy Hourcade