
Parfois je te perds

sois plus précise dans tes élans

tu es allée à Lisbonne, bon

enfin, c’est ce que tu dis

je veux bien te croire

mais c’est un peu difficile à comprendre

qu’est-ce qui t’a vraiment plu là-bas ?

Parfois je te perds

sois plus précise dans tes élans

tu es allée à Lisbonne, bon

enfin, c’est ce que tu dis

je veux bien te croire

mais c’est un peu difficile à comprendre

qu’est-ce qui t’a vraiment plu là-bas ?

– C’est bien joli tout ça mais il me semble que tu oublies quelque chose

– Oh, une toute petite chose…

– Trois fois rien… un air de fête, quoi

– C’est vrai, ça, il y avait quand même comme un air de fête

– VOILÀÀÀ ! Un air de FÊÊÊTE, je n’aurais su mieux dire !

– Nous non plus,
alors, tu nous montres un peu ?

Vous avez raison, vous avez TOUS raison : il y a eu ÇA !!!

Ben quoi, qu’est-ce que j’ai dit encore ?
Ptit mirac’ hier matin, réveillée sans chichis. J’aime les mots en ac’. Et puis ça fait du bien les déclarations. Las, premier spectac’ du jour – pas encore levé, lui : un automobiliste qui fait ronfler son moteur pendant des plombes, sans doute pour emmagasiner de la chaleur dans l’habitac’. Par un matin de pollution estrême, tout de même, tabernac’ !

C’est pour demain. Je sais ce que je vais faire. Demain, je montrerai ma photo noir et blanc à Élise et lui dirai, Voilà Élise, je voudrais être comme ça.
Je la connais bien Élise et ses doigts de fée. J’aurai bel et bien de telles tresses. Quant au reste, comment dire, elle n’est pas magicienne, Élise.

Commence pas, veux-tu

j’ai rien à te dire

je t’ai pas appelé

je t’ai rien demandé

escuse-moi mais il y a du boulot qui m’attend, là

oh, c’est facile de se moquer
entre nous, je trouve ça pitoyable

allez, laisse-moi tranquille
s’il te plaît.
Jazz, le chat des voisins, a débarqué l’autre matin, faisant fuir toute la population ailée pendant des heures. Le désert pendant des heures. Et si. Et s’il n’y avait plus de merles énervés, plus d’oiseaux tout courts, mon ptit spectacle vivant perso, plus le moindre rouge-gorge, plus de geais, plus de leurs apparitions fugaces, plus d’eiders. Plus de chats non plus (adieu, Jazz ?), plus de papillons, de dalmatiens. Plus de coccinelles. Plus Bubulle. Ni méduses ni limaces – en bandes, je ne suis pas inconditionnelle mais une ou deux, quelle danse parfois.


Je veux dire plus du tout, avec la voix de Maurice Ronet dans Le feu follet lorsqu’il avoue au serveur sidéré qu’il ne boit plus du tout. Ni pandas ni éléphants – ni éléphanteaux du même coup, non mais tu vois le tableau. Ni Baloo ni Shere Khan. Ni boas ni serpentaires. Ni paramécies, je te jure. Ni varans ni tortues ni cigales ni aragnes ni abeilles ni buses ni… unaus ?

C’est bien simple, je crois que j’annulerais tout sans hésitation.
© Daido Moriyama

Je l’ai attendue tellement longtemps…

Qui ça ?



La Nuit, mon petit

Comment ça, mon petit ?

Je suis un être de lumière, moi aussi

Toi et moi, c’est kif-kif

Jamais aimé les plans d’ensemble, anyway…
Musée de la chasse,
62 rue des Archives
75003 Paris
jusqu’à dimanche !