la faute à Jazz

 

Jazz, le chat des voisins, a débarqué l’autre matin, faisant fuir toute la population ailée pendant des heures. Le désert pendant des heures. Et si. Et s’il n’y avait plus de merles énervés, plus d’oiseaux tout courts, mon ptit spectacle vivant perso, plus le moindre rouge-gorge, plus de geais, plus de leurs apparitions fugaces, plus d’eiders. Plus de chats non plus (adieu, Jazz ?), plus de papillons, de dalmatiens. Plus de coccinelles. Plus Bubulle. Ni méduses ni limaces – en bandes, je ne suis pas inconditionnelle mais une ou deux, quelle danse parfois.

 

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Je veux dire plus du tout, avec la voix de Maurice Ronet dans Le feu follet lorsqu’il avoue au serveur sidéré qu’il ne boit plus du tout. Ni pandas ni éléphants – ni éléphanteaux du même coup, non mais tu vois le tableau. Ni Baloo ni Shere Khan. Ni boas ni serpentaires. Ni paramécies, je te jure. Ni varans ni tortues ni cigales ni aragnes ni abeilles ni buses ni… unaus ?

 

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C’est bien simple, je crois que j’annulerais tout sans hésitation.

© Daido Moriyama