Antonin Artaud

laudanum

En compagnie d’En compagnie d’Antonin Artaud. Tu ignorais jusqu’au nom de Jacques Prevel avant de découvrir le film de Gérard Mordillat avec Sami Frey et Marc Barbé. Et l’exquisite Julie Jézéquel en compagnie de qui, au siècle dernier, tu prenais des cours de théâtre quai d’Anjou, l’espace d’une saison – préférant infiniment regarder les autres jouer leur scène plutôt que de passer la tienne.

Monsieur Prevel, il faut que je vous apprenne un secret. Ce qui fait que l’on meurt, c’est que depuis l’enfance on croit à la mort. On se voit entre quatre planches dans un cercueil, c’est cela qui vous fait mourir, mais si vous vous refusez à cette idée, vous ne mourrez jamais. Moi, je ne mourrai jamais.

En voilà un qui ne freinait pas sur le laudanum.

Les gens, tout de même

 

Quelqu’un m’avait dit gentiment : Mais pourquoi écris-tu comme ça ? Très gentiment, avec une incompréhension douce, comme si je m’évertuais à fermer un œil en permanence ; comme si je parlais en poussant des petits cris à la place des virgules ou que je portais une perruque Louis XV pour aller faire mes courses. Pourquoi fais-tu ça ?

Olivier Cadiot, Histoire de la littérature récente (1)

 

Momo

nouvelles du jaldin

 

Les azalées du Japon losissent. Pas les lauliers-loses qu’attendent leul heule. Bambou ne se polte pas si mal. Moi, je leglette un peu Monsieur et Madame Thuya, à qui on a fait leul fête il y aula bientôt deux ans et qui dessinaient  de bien belles figules avec leuls blanchages, des soulcils touffus, des pelluques bouclées, des moustaches.

Peldu peldu, le vicomte de Blagelonne…

 

Antonin Altaud