journal

bas les masques !

 

Il leur faut un prétexte pour donner de la voix en pleine rue. Je les entends bien avant que de les voir, marchant droit dans leurs bottines, mains dans les poches, leurs oreillettes enfoncées jusqu’à la garde dans leur conduit. Comme ils paradent, les lâches, s’égosillant, scandant leur quotidien à des qui les écoutent – ou pas.

Nul besoin d’artifices, nous autres. Osons le dire une bonne fois pour toutes. Quand je cause sur le trottoir, je cause toute seule !

 

cyrano

faire désordre

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Il m’est arrivé un truc hier soir

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un truc incroyable

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tu me croiras jamais

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c’était une lecture de… tu sais… tu ne connais que lui

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j’ai dû l’écrire quelque part

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sur un bout de papier, suffit de le trouver

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tu as raison, commençons par le début

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 c’était où déjà ?

Maison de la poésie

Le désordre

Christophe Brault lut des textes d’Éric Chevillard

hier soir, samedi 28 mars

merveilleux

prosopopée

 

Susceptibilité des jours. Voilà mardi qui déboule, furibard. Quoi ? C’est ainsi que tu parles de moi ? M’aller rouler contre le tout-venant de la semaine, moi ? Mais où as-tu vu jouer ça, moi ? Tu vas voir si je suis malléable, tu vas voir si tu ne vas pas le regretter ton lundi, moi ! Toutes les larmes de ton corps tu vas pleurer pour y être encore, à hier… parce que moi, tu vois, tes jérémiades, hein, tes simagrées… Ma claque j’en ai, moi !

Bon. On ne peut rien dire alors, on ne peut plus l’ouvrir, c’est ça ? Je sais ce que je vais faire. Je vais contacter mon club, c’est tout. Ils sauront me conseiller, eux.  Rien que d’imaginer la bobine des autres jours de la semaine… Plus que ça à faire. Appeler le club avant que le troisième jour ne s’éveille.

 

loup

comme un lundi

 

Qui rendra compte de l’angoisse du lundi, dis ?

Lancinante en dimanche (après-midi), elle se déclare au soir dudit dimanche et c’est parti pour une sale nuit. Une fois le lundi derrière soi, la semaine peut se débobiner, les jours s’aller rouler les uns contre les autres comme qui rigole.

 

 

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En attendant, quelle angoisse.

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Là…

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c’est fini.

les fafs

 

Deux. Trois. Ai dû assister à tout casser à trois réunions. Je n’aime pas particulièrement les réunions mais avais fait un effort pour Magali et son exaltation native. L’avait suivie jusque dans les derniers étages de Jussieu. Il faisait nuit et froid. Là-haut, tout était lumineux, jusqu’aux exquises ténèbres de David A. De quoi parlait-on ? J’écoutais.

On n’était pas tranquilles, redoutant l’arrivée des fafs. On donnait des consignes au cas où ils débarqueraient en pleine séance. Les quoi ? J’écoutais. Quand j’ai eu compris qui ils étaient, moi aussi, j’ai commencé à flipper. Je ne voyais aucune issue, perchés comme nous étions. Surtout, je croyais qu’ils allaient nous tuer.

 

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Je sais pas pourquoi aujourd’hui, je pense à ça.