journal

mes occupations

 

On a un jeu avec Camille. Elle décrit une photo et je la dessine – je dis je, on est deux, il y a aussi Philippe. Ensuite, elle publie la photo. J’étais en train de dessiner hier, sachant qu’un ami m’attendait sur skype. Seulement, il y avait ma neige. Je n’avais pas fini ma neige. Il a attendu, l’ami. La neige, d’abord.

Et j’ai repensé à ce texte de Michaux (le premier de Faits divers dans Face aux verrous) :

Ne confondant pas le but avec les circonstances, ni les impressions avec les faits, Blanchette notre vache fait avant tout sa porcelaine. Dès qu’il y a matière à comparer, elle voit combien elle a raison, combien sont vaines les distractions et sans portée et sans profondeur. Elle ne lève plus la tête, mais comme elle est emplie de lait, elle se laisse traire, entendu seulement qu’on ne touchera pas à sa porcelaine.

Et c’était bien.

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Ptit mirac’ hier matin, réveillée sans chichis. J’aime les mots en ac’. Et puis ça fait du bien les déclarations. Las, premier spectac’ du jour – pas encore levé, lui : un automobiliste qui fait ronfler son moteur pendant des plombes, sans doute pour emmagasiner de la chaleur dans l’habitac’. Par un matin de pollution estrême, tout de même, tabernac’ !

 

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deçà delà

 

Je retrouvais parfois des crottes de souris dans la maison de Kyoto. Ça faisait partie du quotidien.

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Un jour, une pomme avait été grignotée, un bon tiers. Plus tard, j’avisai un furet sur le balcon. Le lendemain, il dédaigna l’orange que je lui avais laissée en offrande sur la table de la cuisine, exactement au même endroit que la pomme. De minuscules pelures orangées abandonnées deçà delà signalaient qu’il avait essayé mais que franchement, entre nous, c’était répugnant.

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Quand j’ai logé chez Ryotaro cet automne, il n’ y avait pas moins de quatre chats. Adieu souris, adieu furets.

 

aveu

 

Je sais que je suis crédible zéro avec mon journal japonais.

Un  mois et demi    que je suis rentrée,    tout ça.           Y suis toujours un peu,    sladit.             Ce côté borderline que tu commences à connaître

 

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