Rentilly

adages

 

C’était à la fin du cours de danse

mon moment préféré.

Même les pas de bourrée

– pourtant les pas de bourrée –

n’arrivaient pas à la cheville des adages

ports de bras à n’en plus finir, d’un côté, de l’autre

cambrez bien

– pour une fois qu’on avait le droit de se cambrer –

au rythme du piano adagio de la pianiste.

Et une et deux et trois et attention, c’est la dernière…

révérence

 

Adage, c’est aussi

Amour, amour, quand tu nous tiens

Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd la raison

Visage qui pleure, abeille le pique

Elad Lassry, Untitled (Ghost), 2011

vidéo vue à Rentilly, samedi après-midi

et pourtant, pourtant…

 

Pourtant, je suis pas une mauviette, je sèche pas, me lève chaque matin pour y aller alors qu’entre nous bref je te passe les détails ça avait l’air bien La miséricorde des cœurs dont Geneviève et Céline lisaient de longs passages l’autre soir. Très bien même. Très envie de l’acheter. Un poche en plus. Je le feuillette en confiance et tombe pile sur une page où un chat se fait un peu massacrer. N’achèterai pas le livre. Chicken deviendrais-je ? Pourtant, pourtant…

 

Aroldo Governatori, Le chat, 1977

(nulle) photo

château de Rentilly

Au château de Rentilly, Valentine (15 ans)  s’étonne que j’aie emporté une petite laine. Oh, je sais pas, si jamais le soleil venait à manquer…

Et Valentine, levant les yeux au ciel immaculé, Regarde, où pourrait-il bien se cacher ?

Elle avait raison, le soleil ne s’est pas défilé une seconde aujourd’hui, même dans la salle de spectacle.