calcul mental

 

Pour jouer certaines scènes de Norway of life où il devait sembler intrigué, il paraît que Trond Fausa Aurvaag se posait un problème mathématique. Il se répétait en lui-même 2 + 3 = 7, en s’efforçant de trouver ce qui clochait. Il parvenait ainsi à cette expression désirée par le réalisateur.

Quand on m’ennuie et que la politesse m’interdit de le montrer, voilà un exercice à tenter. Seul grain de sable, ça ne me choque pas plus que ça, 2 + 3 = 7.

Damn.

un monde sans pitié

 

Dès les premières images, je me rends compte que j’ai déjà vu The Chaser et que, mon Dieu, il n’y a pas de happy end. Je suis pas une mauviette, je reste. Or, une autre sorte de chasse a lieu autour de moi, non loin du canapé. Elle, minuscule, vive, gris souris et pour cause. Il, vingt fois sa taille, leste, noir comme l’histoire qui se déroule sur l’écran. N’insiste pas, I’d rather not te raconter la fin.

 

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un cap, un pic, une péninsule

 

La crème renversée tardait à venir.

Il y a toujours un trou, un golfe, un océan, entre le fromage et le dessert, aux repas de fête, à La Borde.

C’est que les serveurs, occasionnels, sont fatigués. C’est que les cuisiniers se sont mis à table et ont goûté le vin.

Alors je me levai pour susciter les crèmes renversées.

Marie Depussé, Dieu gît dans les détails, La Borde, un asile

 

France culture

 

– Mais vous ne croyez pas que…

– Non, ce n’est pas ainsi que ça se passe, figurez-vous.

– En somme, c’est comme si…

– Absolument pas. En réalité, on ne peut pas comparer.

– Alors on pourrait peut-être dire que…

– Le problème ne se pose pas de cette façon, non.

Et tout à l’avenant. Pauvre Nicolas Martin. Chaque matin, je m’attends à ce qu’on m’annonce son suicide.

 

apprenti