journal

du cran

 

– La prendre ou pas. Elle ressemble terriblement, ce pourrait être celle de…

– Alors là n’importe quoi, ça n’a rien à voir, d’ailleurs on n’y voit rien avec cette tignasse qui la cache

– Une chevelure, on dit. Non, c’est à s’y méprendre au contraire, mais tu ne l’as jamais vraiment regardée, avec tes a priori sur tout

– C’est pas ton genre, point barre

– De toutes façons, il y a trop longtemps que je n’ai pas pris de risque, j’y vais. Suffit qu’il ne remarque rien

– Et son sixième sens ?

 

 

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Et puis elle est nulle, ta photo

– L’art et toi, hein… La fille en arrière-plan, tu vois pas comme elle s’intègre parfaitement ?

– Tu sais pas cadrer, quoi.

– Allez ! Et sa capuche, elle est pas chou, sa capuche ?

instants becquettiens

 

Mon studio en hauteur jouit d’une jolie vue sur Paris, hélas, un immeuble cache malencontreusement la tour Eiffel. J’ai demandé à ce que tout ça soit rasé, mais ça traîne, ça traîne !

 

Certains comprennent que si vous mettez 8 torchons à disposition, il faut utiliser les 8 torchons.

 

Depuis qu’il a oublié son spray et ses pastilles anti-ronflements, je sais qu’il n’est pas de tout repos de dormir auprès de Keith.

 

chat

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Camille Becquet, Room Service – Airbnb my guest

camillebecquet.com

tourner en rond, respirer carré

 

Parfois, Elaine me dit des choses terrifiantes. Je suis terrifiée. Elle me dit, Allez quoi, vas-y, fonce ! J’y vais en rêve, je fonce en songe, ça met de l’aventure dans la vie. Ah, la virtualité.

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Hier matin, elle m’a appris la respiration carrée

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Ne saurais dire quoi mais quelque chose a changé.

© Yuzu Cardonnel

la faute à Stéfane

 

Ce jour, Anatole est malheureuse comme

– Malheureux, on dit malheureux, non ?

– Malheureuse, je te dis

– M’enfin…

– C’est une fille, fiche-moi la paix. Cela dit, ta question n’est pas infondée, il ne fait pas froid à la maison, malgré l’hiver (bis). Or,  il y a ce constat. Malheur il y a.

– N’exagérerais-tu pas un ptit peu ?

– J’ai ce penchant, je l’avoue

– Ha ha !

– Ne triomphe pas pour autant. Le confort n’est pas tout. Anatole se pose des questions. En plus, elle pleure tout le temps.

– Aïe

– Tu brûles. C’est peut-être la faute à Stéfane

 

AVT_Stephane-Mallarme_1949

 

– Comment que tu causes…

– Oh lâche-moi, on est en ouik. Elle ne m’a rien dit, j’ai juste cette impression

– Laquelle ?

– Qu’elle est malheureuse comme mes pierres

– Permets-moi de t’arrêter une seconde, ça ne veut rien dire

– C’est une expression personnelle.

– Comme tes pierres ?

– Xactement

– Tu as bu ?

– Oui

 

 

fargo