La pleine lune du 14 novembre sera la plus lumineuse du siècle, mais tout le monde a le regard tourné vers Donald Trump.
Jean-Pascal Dubost, De rien (Notes de Memento, Carnet nº27) in REHAUTS, 40
tonight
La pleine lune du 14 novembre sera la plus lumineuse du siècle, mais tout le monde a le regard tourné vers Donald Trump.
Jean-Pascal Dubost, De rien (Notes de Memento, Carnet nº27) in REHAUTS, 40
tonight
La confiance absolue, ce serait quoi pour toi ?
Attends deux secondes, que je réfléchisse… Ben voilà, j’avais un nounours. Assez petit, plutôt blanc, avec deux petits yeux bleus. On lui avait mis une guenille autour du cou parce que c’était vraiment maigre à cet endroit-là et ça faisait bizarre. Et puis un jour, après un lavage, il a eu les yeux marron. Eh bien, c’était toujours mon nounours. Avec de gros yeux marron. Et j’avais raison. Et c’est ça, mon vieux, la confiance. Enfin, je crois.

J’adore les gens qui, lorsqu’on leur pose une question simple, répondent C’est ça, Tout à fait, Exactement. J’ai l’impression qu’ils passent leur vie à jouer tout seuls au ni oui ni non. Je peux comprendre, certes.
Sinon, oui (zut, je l’ai dit), Papillons sort incessamment.

Moi ? Tous les matins, je suis allée au musée en bus.
Et c’était bien.
The Delano orchestra Museum (in NIBTU)
(si le déroulement audio ne s’affiche pas, cliquer sur « audio » ou « listen »)
J’ai aussi rêvé qu’on m’enlevait. On m’emmenait dans un endroit sombre où gisaient déjà d’autres kidnappés, la tête posée sur des coussins. Un son de cloche. Des accords. Des voix. On était bien. On n’avait pas envie de s’échapper. Dehors, c’était dimanche. J’ai suivi mes ravisseurs dans les rues anciennes. Un portail s’est ouvert tout seul et nous nous sommes retrouvés à Venise. C’était l’été. Au fait, j’y pense, ce n’était pas un rêve.

Dans mon rêve de la nuit dernière, j’erre dans une sorte de grande surface et je me dis, Je sais bien que je rêve mais je dois bien avoir laissé ma canne quelque part, quand même.

Masao Yamamoto
Nous sirotons une flûte de champ’ sur la terrasse, Mer et moi. Vue sur le jardin grand comme deux tables. Tout est vert, le bambou va mieux, le jasmin d’hiver promet – vivement ses riantes fleurs jaunes – les azalées du Japon exultent. Soudain, je lève la tête. Au loin, sur le mur mitoyen, comme un feu, regarde. Tout un pan de feuillage a rougi sans prévenir.
Ça, c’est l’automne, dit Mer.
Voilà, c’est mon anniversaire. J’ai cinq ans.
