rêves (suite)

 

J’ai aussi rêvé qu’on m’enlevait. On m’emmenait dans un endroit sombre où gisaient déjà d’autres kidnappés, la tête posée sur des coussins. Un son de cloche. Des accords. Des voix. On était bien. On n’avait pas envie de s’échapper. Dehors, c’était dimanche. J’ai suivi mes ravisseurs dans les rues anciennes. Un portail s’est ouvert tout seul et nous nous sommes retrouvés à Venise. C’était l’été. Au fait, j’y pense, ce n’était pas un rêve.