Auteur : placide99

Avatar de Inconnu

À propos de placide99

"Il n'avait plus de clefs depuis bien longtemps, depuis qu'il les avait perdues au cimetière en creusant un trou pour l'idiot du village, terrassé par une division à virgule." Joël Egloff, Edmond Ganglion & fils. Susceptible de finir idem, terrassée par une division à virgule. Très possible. www.ifnothinghappens.com

Philomène 1907

 

 

DSC00113

– Viens, il faut que je te montre quelque chose

-Oui mais après, on fait les boutiques !

– Viens, je te dis…

DSC00106

– Oh là là, c’est qui ?

– Philomène elle s’appelle

– Elle est pas aidée…

DSC00110

– Tu veux une orange, mon biquet ?

DSC00106

– Non, je suis très bien comme je suis, merci

DSC00096

– Non mais regardez-moi ce tissu

DSC00095

– Non mais visez-moi ce travail

DSC00108

– Ah ! Si ça pouvait faire un jama !

DSC00106

– Un quoi ?

DSC00111

– Te fâche pas, Philo… quelque chose comme ça…

le grand a

 

Cela n’est pas naturel, non. Hors-la-loi c’est. Je dois y être pour quelque chose. Accepté tous les remèdes prescrits, absorbé toutes les vitamines, tous les remontants. Or, il s’obstine. C’est ma faute, c’est sûr. Je me connais. S’il s’en allait tout de bon, mon tout petit, mon attentif, mon blond, mon charmant, mon délicat, mon fidèle (deux semaines, déjà), mon frémissant, mon faiseur de nuages et d’hébétude, mon adorable rhume, je lui en voudrais à mort. Alors comme ça, toi aussi, tu m’abandonnes ?

Atchoum.

 

DSC00092

 

la belle Hortense et le beau Frédéric

Oyez, oyez !

DSC00152

Plus que deux jours et deux nuits

DSC00153

Nan !

DSC00154

Si !

DSC00151

pour aller voir les toiles de Frédéric Faure 

tellement plus belles en VRAI

(ci-dessus, Remparts du couchant, détails)

et en plus, on peut boire des coups avec l’artiste

exposition Paysage Magnani

La Belle Hortense

bar librairie ouvert jusqu’à deux heures du matin

31 rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris

01 4804 7160

site du peintre : faurepaintings.blogspot.com/

du côté de la rivière

 

J’en connais qui vont pêcher, le dimanche à l’aube, du côté de la rivière qui mousse. Bortch en fait partie. Ça mord bien là-bas, paraît-il. Peu importe l’heure, le temps, la lune, même pas besoin d’appâter, les poissons font pas de manières, ils sont pas compliqués, on peut même gueuler ou sauter sur la berge, si on veut, ça les dérange pas, au contraire. Et si on n’a rien à piquer au bout de son hameçon, c’est pas grave non plus, faut pas s’en faire. Il suffit de mettre sa ligne à l’eau et dans les secondes qui suivent, le bouchon plonge immanquablement. Ils sont pas plus stupides qu’ailleurs, les poissons, c’est pas ça, tout ce qu’ils veulent, c’est qu’on les sorte de l’eau, qu’on les tire de là.

 Joël Egloff, L’étourdissement

santé, Souley

 

souley

On se croit fille unique jusqu’au jour où on croise son petit frère dans le déambulatoire de Nanterre. Dix-neuf ans plus tard, petit frère s’endort dans un café pour ne plus se réveiller. J’étais au Japon. Ne suis jamais redevenue fille unique. Comment dit-on, quelque chose comme orpheline de frère ?

Je n’aime pas le 28 janvier.