Souley

santé, Souley

 

La tête est une folle. Oublie tout, la tête. Toujours. On ne dira jamais assez combien la tête est oublieuse. Mais le cœur se souvient de tout. Heureusement qu’il est là lui, pour te rappeler pourquoi décidément, aujourd’hui, ça ne va pas plus que ça.

 

 

 

Brian Eno       By this river

 

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santé, Souley

 

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Retrouvé la chanson écrite pour Souley au printemps 2001, un peu après sa disparition. Je n’avais jamais trop aimé le reggae jusqu’à ce que Souley me fasse découvrir Don’t kill the lion. Or, c’est bien une sorte de reggae que Takero me présenta cette année-là en me demandant d’écrire des paroles. Pardonne la voix d’oisillon intimidé et danse.

quelque chose comme ça

musique  Takero Ogata (album Texture)

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santé, Souley

 

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(virgule)

il était passé à la maison avec un disque. On l’avait mis et il m’avait demandé, inquiet, C’est bien, non ? C’était L’éclaircie. Toujours un peu de mal aujourd’hui avec la batterie des années 80 mais à chaque fois que j’écoute cette chanson, je revois l’air incertain de Souley puis son sourire apaisé quand j’acquiesce.

À l’époque, C’est vrai, l’hiver dure trop longtemps faisait sens. Devenu caduc depuis. Reste en revanche avéré for ever and a day,

Sans toi toutes les couleurs se fanent en une fine pellicule de poussière un peu sale

 

santé, Souley

 

souley

On se croit fille unique jusqu’au jour où on croise son petit frère dans le déambulatoire de Nanterre. Dix-neuf ans plus tard, petit frère s’endort dans un café pour ne plus se réveiller. J’étais au Japon. Ne suis jamais redevenue fille unique. Comment dit-on, quelque chose comme orpheline de frère ?

Je n’aime pas le 28 janvier.