journal

choses de la vie

Je me souviens d’un ami cher qui lisait la Correspondance de Flaubert. Un matin, comme je lui trouvais une drôle de voix – nous nous appelions tous les jours – il s’excusa. Oui, ça ne va pas très fort, c’est vrai. Tu sais, il vient de mourir, là.

 

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Les GROGRABLEUS

 

 

Ils sont là, partout. Ils infestent nos pages. Ils sont gros, gras et bleus. Si l’on m’avait dit qu’un jour, j’aurais à me battre contre les mots, j’aurions bien ri, j’aurions riposté Ben oui, puisque je veux écrire, eh petit pois ! Et voilà que mes hostilités se doivent déclencher contre les GROGRABLEUS. C’est eux qui ont commencé – cf Philomène 1907, boutiques et merci.

Du coup, il me faut en découdre avec eux, les GROGRABLEUS qui infectent nos pages. Sus aux GROGRABLEUS ! À moi, mon dictionnaire des mots rares et précieux ! Il me faut les duire et les réduire, les enduire de muscarine, les GROGRABLEUS qui fleurdelisent mes ptits mots et de là, les ridiculisent. Vite, mon écu et ma guiche !

Comment dire, c’est la guerre.

 

acqua alte

 Comme si j’avais que ça à faire…

 

Philomène 1907

 

 

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– Viens, il faut que je te montre quelque chose

-Oui mais après, on fait les boutiques !

– Viens, je te dis…

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– Oh là là, c’est qui ?

– Philomène elle s’appelle

– Elle est pas aidée…

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– Tu veux une orange, mon biquet ?

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– Non, je suis très bien comme je suis, merci

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– Non mais regardez-moi ce tissu

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– Non mais visez-moi ce travail

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– Ah ! Si ça pouvait faire un jama !

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– Un quoi ?

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– Te fâche pas, Philo… quelque chose comme ça…

le grand a

 

Cela n’est pas naturel, non. Hors-la-loi c’est. Je dois y être pour quelque chose. Accepté tous les remèdes prescrits, absorbé toutes les vitamines, tous les remontants. Or, il s’obstine. C’est ma faute, c’est sûr. Je me connais. S’il s’en allait tout de bon, mon tout petit, mon attentif, mon blond, mon charmant, mon délicat, mon fidèle (deux semaines, déjà), mon frémissant, mon faiseur de nuages et d’hébétude, mon adorable rhume, je lui en voudrais à mort. Alors comme ça, toi aussi, tu m’abandonnes ?

Atchoum.

 

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la belle Hortense et le beau Frédéric

Oyez, oyez !

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Plus que deux jours et deux nuits

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Nan !

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Si !

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pour aller voir les toiles de Frédéric Faure 

tellement plus belles en VRAI

(ci-dessus, Remparts du couchant, détails)

et en plus, on peut boire des coups avec l’artiste

exposition Paysage Magnani

La Belle Hortense

bar librairie ouvert jusqu’à deux heures du matin

31 rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris

01 4804 7160

site du peintre : faurepaintings.blogspot.com/