Nuit de février
fuyant l’Alfama désert
un chat a filé
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Nuit de février
fuyant l’Alfama désert
un chat a filé
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L’Alfama ? Ah, vous logez là… Ah bon… L’Alfama, c’est un peu too much quand même, vous ne trouvez pas ? Bon, pour se promener, à la rigueur, je ne dis pas… Vous n’avez jamais peur le soir vous, dans l’Alfama ? Non, je n’y habiterais pour rien au monde dans l’Alfama, j’ai besoin de mon petit confort moi, nous dit le vendeur de souvenirs d’Alfama.

L’Alfama ? Oh là là, j’y ai vécu quand j’étais jeune, je ne pourrais plus, entre nous… Trop bruyant, trop la folie tous les soirs, nous dit le jeune gars, 28 ans à tout casser, en nous introduisant dans notre petit appartement, en plein cœur de l’Alfama.

Le jardin bota
Y-a-t-il des mandarines ?
nique est en travaux
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À partir du moment où à sa demande je lui donne une cigarette, le voilà intarissable. Me propose de la marijuana en portugais dans le texte, de la coke en parlant toujours plus vite, je ne peux qu’imaginer une escalade de promesses de plus en plus exquises. Une visite du Lisbonne secret by night, un rendez-vous avec Wilfried*, une chouette rien qu’à moi ? Plus fort encore ? Attends, un verre avec Pessoa, ici, maintenant ?
Les gens sont formidables.

Cette petite frustration quand le serveur du bar débarrasse prestement ta table et emporte sans que tu aies le temps de réagir le verre de bière contenant la gorgée que tu gardais pour clore ton repas sur une ultime touche d’amertume.
Philippe Guerry, Bien cordoama


La rupture est nette
(tiens, il n’a pas plu today)
suis-je pas… parfaite ?