étonnations

micmac

 

Ptit mirac’ hier matin, réveillée sans chichis. J’aime les mots en ac’. Et puis ça fait du bien les déclarations. Las, premier spectac’ du jour – pas encore levé, lui : un automobiliste qui fait ronfler son moteur pendant des plombes, sans doute pour emmagasiner de la chaleur dans l’habitac’. Par un matin de pollution estrême, tout de même, tabernac’ !

 

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derrière les paravents

 

« Délassement élégant ». Comment l’expression a-t-elle pu atterrir dans ce pensum laineux que je déroule à l’infini depuis le début de l’été, un mémoire sur les paravents coréens de l’époque Chosŏn qui pèse des tonnes. Il faut se montrer un tout petit peu curieux. Du nerf et de la concentration. Il se trouve que, insensiblement, se dessinent sur les paravents de l’époque Chosŏn des motifs inédits correspondant à de nouveaux comportements, tels fumer, boire du thé et tataaaaaaa ! attention, les voilà, les « délassements élégants ».

Délassement. Je n’en reviens toujours pas, je ne m’en lasse pas. Je crois bien ne jamais avoir prononcé ce mot de ma vie. Comme il délasse.

Élégant, oui. Élégant, je sais. Élégant, c’est quand tout n’est pas absolument assorti, qu’un élément détone gracieusement, jure adorablement, la serviette sur la tête de Holly Golightly.

 

Écrire des notes.

Délassement permanent.

 

survivors

 

 

miro

 

Tout va bien, se dit-on. Il fait beau, décidément beau. Non seulement on se le dit mais on le sent. Et puis à l’arrêt du 61, on s’étonne un peu de lire à la devanture d’un opticien

Ici

VÉRIFICATION

DE LA VIE

(sur rendez-vous)

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Clic.

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Josef Sudek

savoir dessiner

 

Ne sais à quoi je pensais quand je cherchais quelques images de Kyoto sur le net, tout à l’heure. Certainement pas à ça. Comment était-ce possible. Qui le « lui » avait dit.

Tu vois, c’est simple. Tu t’introduis dans le dessin parfait. Tu vas tout droit, tu dépasses la dame en kimono, tu n’as pas le choix, tu tournes à droite et voilà, c’est ma rue.

 

ma rue

les mystères de Paris

 

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Combien de temps n’ai-je pas rêvé devant cette porte, rue Delambre

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elle s’entr’ouvrait et c’était la jongle, un quart de seconde

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jusqu’à ce que je m’aventure, moi aussi, et alors

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tu le pensais depuis longtemps, mon vieux,

et en voici la preuve ultime :

tout n’était que trompe-l’œil et papier-peint

c’est quoi le contraire de « paume » ?

 

Mes frères et sœurs de métro du matin ne sont pas toujours mes frères et sœurs de métro du matin. Loin de là. Le grand corps pas si malade que nous formons ne dégage pas toujours une ambiance légère. Parfois mais pas toujours. Ce matin, pas du tout mais alors pas du tout.

Pour preuve, cette passagère qui ôte son gilet blanc et long comme un jour sans pain me pousse à tirer à l’estrême jusque sur – c’est quoi le contraire de « paume »  –  disons le dos de la main –  mais au nom du Ciel pourquoi n’y a-t-il pas un mot un vrai  – les manches de mon tricot bleu de cobalt.

 

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Serait-ce la grisaille qui nous désaccorde tous autant que nous sommes ?