derrière les paravents

 

« Délassement élégant ». Comment l’expression a-t-elle pu atterrir dans ce pensum laineux que je déroule à l’infini depuis le début de l’été, un mémoire sur les paravents coréens de l’époque Chosŏn qui pèse des tonnes. Il faut se montrer un tout petit peu curieux. Du nerf et de la concentration. Il se trouve que, insensiblement, se dessinent sur les paravents de l’époque Chosŏn des motifs inédits correspondant à de nouveaux comportements, tels fumer, boire du thé et tataaaaaaa ! attention, les voilà, les « délassements élégants ».

Délassement. Je n’en reviens toujours pas, je ne m’en lasse pas. Je crois bien ne jamais avoir prononcé ce mot de ma vie. Comme il délasse.

Élégant, oui. Élégant, je sais. Élégant, c’est quand tout n’est pas absolument assorti, qu’un élément détone gracieusement, jure adorablement, la serviette sur la tête de Holly Golightly.

 

Écrire des notes.

Délassement permanent.

 

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