Mois: février 2017

Monsieur Personne

 

Dire qu’il aura fallu que je vinsse à Lisbonne pour comprendre que Fernando Pessoa s’appelle Fernand Personne (comme une personne, enfant ou adulte).

 

solo

 

Dans les années 80, j’avais appris par cœur le début d’un long poème personnien.

 

Je ne suis rien.

Je ne serai jamais rien.

Je ne peux vouloir être rien.

À part ça, je porte en moi tous les rêves du monde.

~

sourire

Fernando Pessoa, Bureau de tabac (Tabacaria), trad. Rémy Hourcade

déclinaisons (7)

 

Les amis sont drôles et parfois moins. Avaient conclu C’est bien d’aller lui dire au revoir. Comme si j’allais le lui dire. Comme si j’allais lui chanter Je suis venue te dire que tu t’en vas…

Quand je l’ai embrassée sur le front juste avant de me casser, à la naissance des cheveux juste avant l’adieu, comment te dire comme elle sentait bon.

 

draps

Josef Sudek