Max Ernst

l’art à la rescousse

 

Quand José s’est levée en pleine nuit, elle a senti de l’eau sous ses pieds. Un tapis liquide. Les radiateurs avaient explosé sans qu’elle entende rien.

Il a fallu passer la moitié de la nuit qui restait à remplir puis vider des bassines d’eau marronnasse, appeler les services compétents, attendre dans une odeur de moisissure. Ça sent encore et regardez, ce n’est toujours pas sec.

Elle me confie plus tard. Une seule chose m’a sauvée de l’extrême ennui de la situation, le souvenir de Max Ernst. Oui, l’espace d’une seconde, dans le noir, je me suis retrouvée dans un tableau de Max Ernst.

 

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Une semaine de bonté

sérieux (manque de)

 

Paris était vide aujourd’hui. Vide vide vide. Une nouvelle cruciale à révéler à la terre entière et la ville est vide. Un post salvateur à poster au plus tôt car il console de tout, il nous consolera de tout. Seul grain de sable, l’illustration précise qu’il nécessite. Or, les bibliothèques sont vides, les librairies pourtant pleines de beaux-livres sont vides pour moi. Quand je m’enquiers, la tête des libraires se vide d’un coup. On doit parfois se rendre à l’évidence romantique. Un seul Ernst vous manque et tout est dépeuplé.

 

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patience et longueur de temps…