Gare !

faire attention

parfois prêter attention

faire gaffe, quoi

ben oui

tout est là
Atelier Yamanami, Shiga
Gare !

faire attention

parfois prêter attention

faire gaffe, quoi

ben oui

tout est là
Atelier Yamanami, Shiga

Dodes’ka-den dodes’ka-den dodes’ka-den dodes’ka-den…

Dodes’ka-den dodes’nan merci ka-den dodes’ka j’ai-den do pas soif des’ka-

den dodes’ka-den dodes’ka-den dodes’ka-den dodes’ka-den…
Atelier Yamanami, Shiga

Remballe tes pinceaux

Moi, c’est crayons de couleur

Tu m’en veux pas, hein ?
Atelier Yamanami, Shiga

On ne peut rien te cacher, nous voici de retour à l’atelier Yamanami (Shiga)
Mis mon portable sur mode avion et pour une fois, ça a fait sens.

Un aveu à te faire. Il a fallu que je passe ce matin devant le Raymond Queneau collège pour m’en rendre compte. Voilà, je suis oublieuse.
Non seulement j’oublie tout mon vocabulaire et les anniversaires et puis qu’on est tous frères ; non seulement le retour des saisons, les sacrées décisions, le truc du forgeron ; tout tout tout, de Jean-Mo la dégaine, l’âge du capitaine, comment rester sereine ; le goût du bon tabac, même que t’en auras pas, et puis si, en voilà ; dans les yeux mettre des gouttes, quel animal glougloute, à quoi on joue au jouste.
J’oublie courir les rues, j’oublie fendre les flots, j’oublie battre campagne. De plus en plus souvent j’oublie que tout est poésie.

photo (floue) de dessin (pas flou) de Michaux
Il est vrai que je ne me tiens pas perpétuellement au balcon ou à la fenêtre, mais je n’ai pas vu le moindre oiseau dans le ciel depuis ce matin. Je les imagine, réunis en congrès, toutes espèces confondues : « Pas un d’entre nous ne devra survoler le parc aujourd’hui ! »
Jean-Luc Sarré, Apostumes