en bas à gauche

 

J’avais bien vu qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, mais je ne savais pas quoi. Comme ni manger un hot-dog ni regarder la télé ni aller faire pipi ni faire une sieste sur le canapé n’ont arrangé les choses, j’ai creusé un peu la question et, en bas à gauche, j’ai vu que j’étais triste. J’ai même appris pourquoi : apparemment c’est parce que quelqu’un est mort. Quelqu’un que je connaissais, évidemment – mais je ne sais pas qui. Il va falloir que je mène toute une fastidieuse enquête pour savoir qui manque à l’appel.

Philippe Annocque, Vie des hauts plateaux