journal

duplicité

 

Dieu existe Regarde il y a des arbres. Même, il plaisante Il y en a trois, si tu sais compter. Le diable pointe son oreille, un petit tour et Vois, il n’y en a plus. Dieu fronce le sourcil, Ne touche pas au petit thuya. Satan s’accorde, se tapotant la panse, Tant que j’ai les deux gros, là…

vous chantez ?

 

Sur le quai du métro, un jeune homme parle tout haut Je t’aime pas, dégage. Au bout d’un moment, on se rend compte qu’il scande les paroles d’un rap qu’il écoute. On se sent un peu mieux. Pas plus que ça.

 

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clic

 

Vu ce jour un homme avec un visage en lame de couteau. Il fendait l’air, l’air de rien, non dénué d’une certaine grâce, sans se soucier de la forme de son visage. Quelle force. Savait-il seulement que la métaphore avait été créée exclusivement à son usage ?

Clic.

clic

 

À Corentin-Cariou, deux hommes marchent devant moi, prenant toute la place. L’un d’eux se met tout à coup à hurler en tendant les bras devant lui. À quelques mètres, en sens inverse, s’avance un petit garçon. C’est à lui que s’adressent les braillements de son… tonton ? Il est manifestement aux anges mais gêné tout autant. Il ralentit sa marche et détourne son regard pour sourire au caniveau.

Clic.