buller

 

Une vraie boule de nerfs j’étais avant ce matin, à savoir depuis des jours et des jours. Avant, c’était l’impatience sinon la hargne. Avant, fallait pas me chercher. Jusqu’à ce qu’enfin, elle me tombe dessus d’un coup, entre deux rendez-vous.

Le temps de voir le brouillard de 9 heures du matin prendre tout son temps pour se dissiper, sentir mes doigts devenir gourds en cheminant du 11e au 3e arrondissement, assister aux ouvertures à la paresseuse des dernières boutiques, prendre des photos mentales ou phonées de tel mur, telle façade – Votez Jankélévitch. J’ai bullé, quoi.

Après je n’exigerai plus rien, je ne ferai plus la difficile. Après je suis tout sourire tu me demandes ce que tu veux. Puisqu’elle est venue en douce, celle que j’attendais de tout mon moi. La vacance. Deux heures pleines d’elle et de rien d’autre dedans.

Mon rendez-vous de 11h11 me guide dans un expothon mémorable pour me faire ensuite une surprise. Il a convié deux amis chers à déjeuner. Ça, ça s’appelle la cerise sur la vacance.

 

img_0315