hitoritabi

 

Pourquoi le nier, j’avais les foies, comprenant sans comprendre l’expression. Comme si j’avais plusieurs foies, d’où le vertige. C’est mon premier hitoritabi (voyage solo) depuis longtemps. Or, dès l’arrivée au port, voyant que je pioche au hasard, un tout jeune chevalier m’offre son aide pour choisir le bon formulaire à remplir. À partir de là, il semble se sentir responsable de moi : m’attend quand j’ai acheté mon billet, choisit où nous asseoir dans la salle d’attente, dans le bateau l’espace commun où se reposer. Yuki-san et moi parlons, parlons au lieu de dormir. Mon appréhension a fondu.

Devant mes alarmes, il m’avait bien prévenue, Sylvain, de la prévenance d’autrui : « On est au Japon ».

 

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