« une espèce de voile obscur »

 

Cette rupture irréparable – « jamais l’idée d’une rupture irréparable n’était entrée clairement dans mon esprit », dit-il – avait produit en lui « une espèce de voile obscur devant les yeux et d’un éternel tintouin dans les oreilles ». Et il ajoutait peu de mots directs et définitifs : « Encore maintenant, et cependant je suis tout à fait calme, – je me surprends à penser en voyant un bel objet quelconque, un beau paysage, n’importe quoi d’agréable : pourquoi n’est-elle pas avec moi, pour acheter cela avec moi ? »

 

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Robert Calasso, La Folie Baudelaire

trad. de l’italien par Jean-Paul Manganaro