Les impudiques (4)

 

Satyres. Tête penchée sur ses devoirs d’écolière, elle apprenait la mythologie grecque, traduisant, étudiant, découvrant ligne à ligne l’émasculation d’Ouranos, les ardeurs de Zeus, les amours étranges d’Hadès et Perséphone, les débauches de Dionysos, tandis que son voisin de table, peut-être plus porté sur les satyres, ne traduisait rien, n’apprenait rien, mais sentait en la regardant un grand Y à l’envers lui gonfler dans le vas-ventre.

 Philippe Adam, Les impudiques