comédie

Quand Eddy sort de prison, je me demande s’il ne va pas vouloir y retourner de lui-même, vu sa dégaine, son air perdu. Fortunément, l’ami Osman est là, qui l’attend et l’embarque à bord de sa caisse. On aura souvent l’occasion de les voir ainsi tous les deux côte à côte, en bagnole, roulant fort leurs pensées denses sous des yeux  hallucinés – ou éteints.

Ce simple premier plan pastel nous prend par la main, On ira où tu voudras quand tu voudras… avec Michel Legrand. Jusque dans ces piaules innommables où tout est ocre jaune et marron, et qui semblent battre le rappel des adjectifs en u,  exigu, vétuste, no future – comment ça, c’est pas un adjectif.

Je reviendrai sur le sujet. En attendant, faut y aller, faut pas tarder. Aller voir ces doux dingues qui se sont mis en tête (surtout Eddy) de kidnapper le cercueil de Charlie Chaplin. Faire un bout de chemin avec ces admirables charlots. Ces misfits magnifiques.

La rançon de la gloire, Xavier BEAUVOIS

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Photo Agathe GRAU